28 – 30 janvier : Quoi c’est déjà fini ? Faut rentrer ?.. pour terminer: les impressions de chacun

Je suis tout le temps un peu triste quand arrive le moment d’écrire le dernier post,  ça veut dire qu’il est temps pour nous de rentrer car c’est la fin du voyage. Nous sommes à Hanoi pour 2 jours, le temps de dire au revoir au lac Hoan Kiem, sa tortue, de faire le plein de banh-bao et de s’imprégner une dernière fois de l’ambiance de cette ville.

Nous allons maintenant repartir chez nous, et on va sûrement dormir pendant au moins 2 semaines ! Croyez-le ou non, mais on est quand même un peu fatigués ! On s’en fout, on se reposera quand on sera mort, là on a fait le ViêtNam quoi!

Pour finir, voici comme d’habitude en résumé, les impressions résumées de chacun sous forme de questionnaire.

Merci d’avoir suivi les aventures de la « Crazy Team » sur Made In ViêtNam qui m’a donné un sacré boulot je dois dire… mais le jeu en valait la chandelle pour garder les souvenirs sur le vif de cette belle aventure avec mes 3 compagnons de route.

dream-team-3

Faire le ViêtNam, alors : c’était comment ?

Jean-Michel : C’était nouveau. J’avais jamais mis les pieds en Asie. Marrant, vu l’équipe de tarés qu’on était. Extrêmement intéressant vu le passé, ancien comme récent, du pays et des gens. Délicieux, un sacré parcours culinaire. Assourdissant, vu le trafic dans les grandes villes. Enrichissant, c’est l’école du marchandage.

Maï-Ly : faire le ViêtNam avec la dream team que nous étions, c’était bien sûr génial. Si c’était à refaire, je repars demain avec la même équipe sans problème! Même si c’était la 3ème fois que j’y revenais, j’ai eu bien du plaisir à redécouvrir tout ça. Revenir à «the World» comme dit Yann, va être bien difficile, je vais compenser en me cloitrant dans ma cuisine pour ne faire QUE de la nourriture viet.

Yann: Faire le ViêtNam, c’était une expérience unique et formidable ! J’adore ce pays. Et c’était la première fois que je partais en vacances avec les 3 autres et tout s’est déroulé à merveille. En plus, on s’est souvent débrouillés seuls, sans passer par des tours opérateurs (sauf lorsqu’un bateau était nécessaire). Le seul problème, ça va être de revenir à Paris. Je sens déjà que je vais faire un syndrome post-traumatique, tel le vétéran du ViêtNam que je suis…

Alexandre: Dépaysant à souhait. C’est la 1ère fois que je mettais les pieds dans un pays « autre » qu’occidental et c’est tout simplement BON !!! dans tous les sens du terme ^^ de la nourriture en passant par le contact avec les gens sans oublier la température en ce mois de Janvier ahah. Enrichissant aussi par son passé et ses coutumes/cultures diverses et variées où l’on aime se plonger volontiers… Bref, faire le ViêtNam c’est comme manger un bon Banh Bao: tout simplement excellent.

Qu’est ce que tu as aimé et pas aimé ?

Jean-Michel: J’ai aimé le sourire omniprésent sur la face des gens, même quand ils essayent de te vendre un truc 3 fois son prix. Traverser la rue. La première fois ça fait peur et après c’est un vrai plaisir de t’en sortir vivant à chaque fois. Encore et définitivement la mangeaille, surtout sur les trottoirs et les marchés. J’ai pas aimé les gâteaux de lune. J’ai fini mon œuf couvé mais pas cette saloperie de gâteau de lune. D’ailleurs c’est chinois ce truc vraiment dégueu.

Maï-Ly: J’ai aimé la nourriture bien sûr! La cuisine vietnamienne reste ma préférée parmi toutes ! J’ai aussi aimé retourner dans des endroits connus, revoir des têtes connues, revoir le lac Hoan Kiem, traverser n’importe comment les rues, et puis il ne faisait pas trop chaud, du coup, tout était moins fatigant. Enfin, j’ai beaucoup aimé que l’on décide de faire pas mal de choses à l’arrache, au dernier moment, toutes les fois où on s’est débrouillés tout seuls.
Les seules choses que je n’ai pas aimées : l’agression récurrente des vendeurs dans les marchés et le fait qu’en plus ils vous touchent un peu agressivement. Le côté vietnamien qui ne dit jamais non même quand il ne sait pas ou qu’il ne comprend pas ce qu’on lui demande, c’est parfois bien pénible aussi… mais bon, c’est fait avec le sourire…

Yann: Ce que j’ai aimé : à peu près tout. Je ne dresserai pas la liste, mais citerai seulement ces petites choses marquantes, comme la franche rigolade avec notre guide sur le bateau à HaLong, l’arrêt dans les rizières avec Thanh, près de Hué, dans ce décor magnifique (j’en étais bouche bée), et tout simplement toutes les rencontres inattendues faites durant le voyage. Ah oui, la nourriture, j’ai adoré !
Il y a peu de choses que je n’ai pas aimées, si ce n’est le fait de ne jamais savoir si les Vietnamiens se foutent de nous ou s’ils sont amusés de voir des touristes. Faut dire qu’un métis comme moi, ça les attire tout le temps. L’autre chose, c’est de voir que dans les coins à touristes, les Vietnamiens occidentalisent la nourriture, et là, ça passe pas.

Alexandre: Les Vietnamiennes et la bière bien entendu. La bière restant ma meilleure compagne ça va de soi ^^
Plus sérieusement je pense que La Baie d’Halong fut l’endroit ou je me suis le plus laissé aller, au gré des vagues et de quelques gouttes de pluie faut bien dire mais rendant l’environnement ambiant très particulier, tout en regardant défiler ces îlots perdus surgissant de la  mer… En toute quiétude…et se laisser bercer…
Ce que j’ai pas aimé… L’agitation exacerbée des grandes villes par moments surtout après nos petites escapades où la fatigue pèse et ou le bruit ambiant ne fait que l’amplifier.
Le 30.000ème vendeur à la noix qui ne comprend pas que ses lunettes de soleil, bah on en veux pas parce qu’on en a déjà sur le nez… des fois ils sont, pardon, mais, très cons…
Mis à part cela c’est que du bonheur en tube le Vietnam, du nord au sud.

Ton meilleur souvenir ? (UN SEUL ! Bon ok, deux si tu veux)

Jean-Michel: Ma balade en moto dans le district de Sapa. Le brouillard et les pistes défoncées avec comme récompenses des vallées ensoleillées et des paysages super jolis. Hué et sa citadelle, surtout qu’il n’y avait que nous dedans. Y’en a plein d’autres mais je vais pas remplir le disque dur.

Maï-Ly: Deux meilleurs souvenirs : revoir mes amies Trang et Lê ainsi que la soirée passée chez la famille de An à Hué avec ses filles et leur famille. La journée à Cu Chi m’a aussi énormément marquée, c’était tellement intéressant.
Ah et puis aussi, mention toute particulière à la première séance photo dans la citadelle qui restera aussi un grand souvenir

Yann: Mon meilleur souvenir ? La visite des tombeaux avec Thanh, à Hué. Il pleuvait un peu, mais la virée en moto était mythique. On a emprunté des petites routes de jungle, vu les tombeaux avec presque pas de gens dedans. Et Thanh est quelqu’un de formidable ! Allez, un deuxième meilleur souvenir : le kayak dans la baie d’HaLong. Avec Jean-Michel, on s’est arrêtés au milieu de l’eau, à admirer le paysage. Seuls, entourés de ces rochers, dans le calme le plus total, très tôt le matin… On ne vit pas ça tous les jours.

Alexandre: Massa boum boum, heu pardon. La bouffe bien sûr aussi! Moi qui suis difficile là je reniais tous les plats occidentaux alors hein… J’ADORE LES NEMS LUIIIIIIIIIIIIIIII !!!!!!!!
Hué avec Thanh, Hoi An avec les vendeuses et autres amies de Maï-Ly, bref toutes ces rencontres incroyables au fil de ce parcours du COMBATTANT !!!!

Le moins bon souvenir ?

Jean-Michel: Cao Lanh. Surtout que c’était une idée à moi et au lieutenant Yann. Les 2 autres n’ont fait que suivre les ordres. Mais on a facilement trouvé pleins d’occases pour se marrer.

Maï-Ly: J’avoue que Cao Lanh ne fera pas parti de mes meilleurs souvenirs, mais en même temps, on a toujours réussi à sauver même les situations improbables par une dose massive de rire et de dérision, ce qui fait qu’au final, c’était quand même pas si pire ! Même la dame de l’hôtel qui ne nous aimait pas trop au début, elle était toute gentille quand on est partis et nous a chaleureusement souhaité une bonne année du tigre et dit «à l’année prochaine!»

Yann: Bon, suivons les autres : Cao Lanh. Je m’en veux un peu car c’était en partie mon idée d’aller là-bas, pour voir l’ancien bastion Viêtcong dans la forêt. En plus, j’avais les jambes qui me faisaient trop mal suite aux tunnels de Cu Chi, je marchais comme un cow-boy ! Mais bon, à nouveau, le groupe était soudé et au final on a su bien rigoler de cet interlude.

Alexandre: Mon premier café raté au petit matin à Hanoi !!! J’étais trop grognon après et je le retiens celui là tiens….
Cao-Lanh…cette cité ma foi mystérieuse… qui m’a rendu malade en prime et même le départ avec ma petite vieille en lot dans le bus, fut douloureux….

Est-ce tu aurais envie de revenir ?

Jean-Michel: Of course, j’ai envie de revenir. Surtout qu’on a fait que du tout droit (en gros) entre Hanoi et Saigon. Il en reste plein sur les cotés (Note de Yann : faut aussi qu’on revienne parce qu’on n’a pas tiré à la M60)

Maï-Ly: Bien sûr que j’ai envie d’y revenir! Avec la même équipe plus tous ceux qui passeront le test d’entrée à savoir : boire du sang de serpent, bouffer de l’œuf couvé et être capable de faire des photos débiles en toutes circonstances!
Par contre, je ne suis définitivement pas si fan du sud, ce voyage me l’a encore confirmé. Le nord et le centre, c’est mieux! Faut dire que la nourriture y est aussi moins bonne… du coup ça joue.

Yann: Bien évidemment ! J’espère revenir, mais pour aller dans d’autres endroits : Sapa, les Hauts Plateaux. Bien sûr, une virée à Hanoi et Hué est indispensable. Comme Maï-Ly, le sud me marque moins, peut-être parce que c’est moins authentique. Et puis comment ne pourrais-je pas revenir dans un pays où les filles me matent sans arrêt ?!?

Alexandre: Sans aucun doute je reviendrai faire un voyage. Revoir toutes ces villes magnifiques, et tout ce qui va avec, chacune ayant son ambiance, son charme… Faire pleins de photos à nouveaux !!!
Voir le centre, les hauts plateaux, enfin bref tous les coins que j’ai pas vus et il y en a un paquet avec ces différentes ethnies.

Et sinon t’as mangé combien de banh-bao pendant ton séjour ?

Jean-Michel: Quand on aime on compte pas. Et c’est vachement bon. Toi tich banh-bao for ever.

Maï-Ly: Je pense que j’ai dû en manger plus d’une vingtaine… d’ailleurs je songe à suivre une formation auprès de la Dame-aux-banh-bao-de-compèt à Hanoi pour pouvoir les faire aussi bien qu’elle… on en a pourtant mangé du banh-bao, mais nulle part ils n’étaient aussi légers et aussi bon… ça me laisse rêveuse…

Yann: Alors là… Au moins un par jour, avec un pic à 4. Donc je dirais une vingtaine au moins ! Ils allaient de 5000 dôngs (à Hué) à 12000 dôngs (à Saigon). Les meilleurs ? Ceux de la dame aux banh-bao de Hanoi, sans hésiter !!!

Alexandre: Les Banh-Bao…moui…pas ma tasse mais je dirais une bonne dizaine facilement.
LES MEILLEURS ETANT CEUX DE LA DAME AUX BANH-BAO BIEN SUR !!!!
Par contre combien de Nem-lui….
C’est au kilo en général, une double assiette à chaque fois!

Et c’est ainsi que s’achève Made In ViêtNam…

A BIENTÔT!!!!!!!

zeu-crazy-team

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26 janvier : de retour à Saigon

Avec ses 7 millions d’habitants, ses 4 millions de motos, Saigon est tout sauf une ville calme. Bouillonnante, bruyante, pleine d’embouteillages, c’est très vite fatigant.

Saigon online

Très occidentalisée, elle n’a pas du tout le charme de Hanoi au nord. Ici les rues sont assez grandes, les trottoirs plus larges, des enseignes lumineuses clignotent partout dans la ville. Les filles de Saigon sont aussi beaucoup plus sexy que celles de Hanoi, du coup, Alex fait beaucoup «d’erreurs de cadrages»

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là il voulait photographier l’arbre au fond…

fille-en-rose
là il trouvait que le scooter du type était trop bien

Aujourd’hui, nous avons visité l’ancien palais présidentiel, appelé maintenant «Palais de la Réunification».

palais de la réunification

Symbole du gouvernement sud vietnamien, c’est le 30 avril 1975, jour de la «chute de Saigon»  que les grilles du palais ont été enfoncées par des tanks de l’armée nord vietnamienne. Désormais, le pays ne faisait qu’un entre le nord et le sud, les communistes avaient pris le pouvoir et 30 ans de guerre prirent fin.

Le palais a été conservé comme tel, tout semble figé à l’intérieur, la décoration très années 70 est assez kitsch et a plutôt mal vieilli.

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Etonnant comme dans les commentaires et les légendes de photos on parle de la «libération» de Saigon et non de sa chute… régime communiste oblige…
Si le pays a certes bien été réunifié, le sud a dû se plier aux nouvelles lois communistes, causant ensuite tout ce qu’on connaît d’emprisonnements dans les camps de tous les opposants au régime, de fuite, boat people etc…

Autre exemple de la partialité du gouvernement lorsqu’il parle de la guerre, nous sommes allés ensuite voir le Musée des témoignages de la Guerre. C’est un musée très dur, avec beaucoup de photographies très violentes.

Depuis 1975, il était appelé «Musée des crimes de guerre américains durant leur guerre impérialiste contre le ViêNam» mais il a été débaptisé en 1994 pour ne pas choquer les touristes américains…
Beaucoup de photos qui relatent les faits historiques, les conséquences sur les hommes, l’environnement… On y voit entre autre des victimes de l’agent orange et du Napalm. A ce jour, il y a encore énormément de victimes de l’agent orange, j’étais surprise de voir que même dans les années 90, beaucoup d’enfants naissaient encore avec des malformations terribles. Toutes les photos sont extrêmement choquantes, on a presque envie de pleurer en les voyant tellement c’est dur.

Agent orange

Une autre salle, très intéressante, est consacrée aux journalistes photographes qui ont couvert le conflit. 74 ont péri pendant le conflit, entre autre, le célèbre photographe Robert Capa. La plupart de ces photos ont fait le tour du monde, toutes sont très marquantes. Un bel hommage rendu à ces hommes (et aussi 2 femmes)

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Un leica transpercé par une balle

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Journalistes

Les photos des journalistes disparus

A l’extérieur du musée et en bas, toute une collection d’armes américaines, d’avions, tanks, utilisés pendant la guerre, et aussi une prison reconstituée qui montre les systèmes d’emprisonnement des camps de détentions et les méthodes de torture utilisées pour détruire les prisonniers. Très éprouvant également.

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Pourquoi ce musée manque cependant de partialité? Parce qu’il est clairement orienté anti-américain dans le sens où l’on ne montre que les actes de barbarie causée par eux seuls. A aucun moment il n’est question de crimes et des tortures perpétrés par les viêtcongs, que ce soit sur les soldats américains ou bien sûr, à l’égard de leur propre peuple…  et pourtant, il y a eu aussi de sacrées atrocités de commises. Peut-être qu’un jour on en parlera, mais vu le régime actuel, ce serait plutôt étonnant…

Bon sinon, on a quand même pas fait que dans le culturel aujourd’hui, on s’est pas mal promené et on a surtout super bien mangé dans des petits restaus qui faisaient des spécialités de Hué. Et oui, la nourriture de Hué est vraiment celle qui nous manque le plus… alors orgie de Banh Khoai, Nem Lui, Banh Loc et autres banh trucs…

Le soir, dans le quartier de Pham Ngu Lao (district 1, le quartier « routard ») Alex a fait le reporter en caméra cachée et on s’est bien marré une fois de plus, nous repartons demain pour Hanoi, en avion, parce qu’on a pas le temps de se faire 3 jours de train pour y aller!

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23 janvier : adieu Cao Lanh, nous on se casse en perm à la plage

Levés aux aurores (à cause de cette saleté de coq) direction la gare routière pour trouver un bus qui nous emmènera à Saigon.
Alors que nous attendions pour partir, beaucoup de vendeuses trainent autour de nous pour essayer de nous vendre des œufs, des Pringles aux crevettes etc…
Je leur dis :

«C’est pas des œufs de caille que je veux, c’est des banh-bao. Et pourquoi ya pas de Banh-bao Man qui traine dans le coin, hein ? OUKILÉ BANH-BAO MAN ????»

Elles me regardent en rigolant, comprenant bien ma requête. Et 5 minutes plus tard, qui arrive ? Banh-bao Man sur son vélo ! Elles avaient dû l’appeler pour moi.

allo-banh-bao-man
Je crie dans le bus :

«LES GARS ! Banh-Bao Man est dans la place !!!! Je paye ma tournée !!!!»

Ensuite, comme on était chacun à des places près de la fenêtre, on a tous eu des voisins. Moi j’ai hérité d’un type qui s’escrimait à me parler vietnamien, tout ça parce que je lui avais sorti les 4 phrases que je connaissais histoire d’être polie. Je comprenais que dalle à ce qu’il me racontait mais c’est pas grave.

ML bus

Ensuite, une nana est montée dans le bus. C’était un peu «Miss-Je-suis-belle-et-je-le-sais-oui-mes-lunettes-de-soleil-je-les-garde-elles-tiennent-mon-nez». Jean-Michel et Yann n’avaient toujours pas de voisine, j’ai dit :
« Bon… qui va remporter le gros lot ? Yann ??? Jean-Michel ????»

On se marrait comme des débiles mais on s’en fichait, personne ne comprenait ce qu’on disait, comme nous ne comprenions pas ce qu’ils disaient sur nous, c’était drôle (le mot « phap » qui signifie « français » revenant souvent dans leurs conversations,  je savais ainsi qu’ils parlaient de nous)
Et du coup, Miss-je-suis-belle-mais-sourire-me-donnerait-des-rides-précoces s’est installée à côté de Yann. Qui n’a pas caché sa joie.

Yann et sa gonzesse
Elle faisait tout le temps la gueule, peut-être parce qu’elle venait de faire un séjour à Cao-Lanh, auquel cas on peut comprendre…

Jean-Michel a hérité d’une fille masquée beaucoup plus souriante.

JM bus

Quant à Alex, il n’a pas eu trop de chance sur ce coup là, voyez plutôt.

Alex bus

Au bout de plus de 3h de bus, nous arrivons à Saigon, il était 13h30. On descend, et puis on dit :

«Bon maintenant on fait quoi ? C’est nul de rester à Saigon.
- Ouais c’est clair. Et si on allait à la plage plutôt ?
- Carrément. ALLONS À LA PLAGE.
- MEUH OUAIS ! LET’S GO TO THE BEACH !!!!»

Et hop, on prend un taxi, on file à une autre gare routière à l’autre bout de la ville, et on prend des tickets pour aller à Phan Thiet où le soleil et ses plages nous attendent. De Phan Thiet nous prendrons un taxi pour Mui Ne et la côte.
Et c’est reparti pour 5h de bus. Heureusement parfois il s’arrête, et nous pouvons nous ravitailler en banh-bao. J’en suis à mon 4ème de la journée, j’ai quasiment mangé que ça…

Yann au bord de la route
Yann sur le bord de la route, assis comme les vietnamiens, savourant son banh-bao.

Nous arrivons donc samedi soir à Mui Ne, il est plus de 20h et nous n’avons pas réservé d’hôtel. Nous en trouvons finalement un qui est plutôt pas mal, avec des chambres dans des petits bungalows mignons. En plus y’a le Wifi donc c’est cool.

Le temps de poser nos sacs, et nous plongeons tous dans la piscine. Nous apprécions!

alex-piscine

yann-mekong
Yann traverse le Mékong… (si j’te jure, c’était le Mekong)

Après une bonne nuit calme, sans coq qui crie, nous filons nous baigner dans la mer. L’hôtel en fait, c’est ça :

Hotel

Bungalow

Nos chambres dans des bungalows jolis

Piscine

Jean-Michel essaie de finir son Oui-Oui. C’est pas évident à lire c’est écrit tout petit. Je crois qu’il lit « Oui-Oui fait le ViêtNam ».

Pas si mal non ?
Et c’est parti pour 2 jours de glandage total, sous un soleil magnifique. Deux jours c’est tout parce que sinon on s’ennuie, on a plus l’habitude de se reposer ! D’autant plus que là, à part la plage, quelques balades à moto, pas grand chose à faire. Il y a quand même des dunes et un canyon qui nous donnent l’impression d’être soit au Sahara, soit au Mexique.

plage-lost canyon-lost

Ces 2 journées nous ont fait du bien, en fin de voyage, c’est tout de même appréciable. Par contre dans ce bled, la bouffe est pas terrible et ya pas l’ombre d’un vendeur de banh-bao. Que des pêcheurs! Allez hop, il est grand temps de s’arracher de là.

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Le 26 au matin, nous nous séparons à regret du Capitaine Jean-Michel : celui-ci s’en va vers Dalat, chasser le serpent dans la montagne, car pour rentrer en France, il prend son avion de Saigon. Alex, Yann et moi, retournons dans l’après-midi à Saigon pour ensuite retourner sur Hanoi puisque notre départ se fera de là bas. Un beau bout de chemin parcouru tous les 4 en tout cas, c’était vraiment chouette.

jm-bye

See you captain Jean-Mich! Rendez-vous en Bretagne!

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