24
août

C’est fini… bon, on repart quand?

Voilà… de retour en France depuis le 22 août… difficile de se remettre de la fatigue, du décalage horaire… on serait bien resté un peu plus… petit bilan collectif comme l’an dernier afin de partager nos impressions tous les 3 avec vous.

Alors finalement, l’Inde du sud ça t’a plu ou pas?

Edji : Oui ça m’a beaucoup plu parce qu’il y avait beaucoup de choses à faire

Séb : Oui, plus que le nord. L’effet n’a pas été le même que l’an dernier : là j’ai apprécié sur le moment. Par contre, je crois que j’ai définitivement du mal avec les indiens et leur façon d’être entre eux.

Maï-Ly : j’ai beaucoup aimé cette année, le sud est en effet très différent du nord, tant au niveau des choses que nous avons vues que de la nourriture et des paysages.

Il faut dire que nous avions aussi privilégié beaucoup plus de sites calmes, donc ça joue beaucoup. Je ne regrette vraiment pas d’être revenue, je savais que je n’étais pas complètement maso! Il y a de belles choses dans ce pays.

Qu’est ce que tu as aimé?

Edji : j’ai surtout aimé Kumily parce qu’on voyait des animaux dès qu’on se levait. Kochi c’était très calme aussi et les poissons étaient très bons, et Hampi, j’ai bien aimé les ruines des villages qu’on a visités.

Séb : les paysages plus tropicaux, la mer… un côté un peu plus cool des villes de la côte où la vie va plus doucement.

Maï-Ly : les paysages sont beaucoup plus jolis que dans le nord, en tout cas, pour les villes que nous avons visitées. Il y a des plages, on a pu se reposer un peu. La nourriture est également meilleure, peut-être parce qu’ici il y a beaucoup plus de poissons et de légumes?

Qu’est ce que tu n’as pas aimé?

Edji : je n’ai pas aimé Madurai parce qu’il y a beaucoup de bruit et qu’on se brûlait les pieds dans le temple.

Séb : j’ai encore beaucoup de mal avec la façon de fonctionner des indiens : on se pousse, on se touche, on se coupe la parole… mais bon, c’est aussi probablement un manque d’ouverture de ma part, je sais pas… sinon, le bruit des grosses villes reste insupportable.

Maï-Ly : nord ou sud, les indiens (je parle des hommes) ont toujours une attitude pourrie avec les femmes, spécialement les occidentales qu’ils dévisagent comme du bétail. Les hommes, lorsqu’ils sont en groupes, sont insupportables, et malheureusement… il y en a beaucoup! Ça manque de diversité hommes/femmes ce pays. Le bruit aussi c’est toujours dur à supporter. Et aussi, question shopping, le sud c’est nase, tout est au nord en fait ! (j’étais trop déçue de pouvoir rien acheter en fait… hahaha!)

Ton meilleur souvenir?

Edji : c’est à Hampi quand on a monté les 400 marches et qu’on a vu les petits singes qui descendaient.

Séb : la plage déserte d’Allepey (Secret Beach) les pêcheurs qui réparaient leurs filets, les cocotiers, la mer… la carte postale.

Maï-Ly : les plages de cocotiers : je n’en avais jamais vues… et puis à Hampi, cette guest house au confort sommaire où j’ai pu voir vivre un moment une femme avec ses enfants. Je serais restée un peu plus longtemps juste pour pouvoir partager un peu plus de leur vie. Ces femmes m’ont touchée.

Et j’ai aussi adoré les balades à scooter qu’on a faites à Hampi ou Goa.

Ton pire souvenir?

Edji : c’est quand on est revenu du temple de Hanuman à Hampi, à pieds, jusqu’à la guest house.

Séb : le groupe de 40 indiens arrivant en courant vers l’entrée du bus pendant le trajet vers Hampi.

Maï-Ly : comme Edji : le retour à pieds du temple, parce que pas de rickshaw et que je déteste marcher. Et puis chaque fois qu’à peine arrivés à destination, des tas de chauffeurs de rickshaw ou taxi nous agressaient en montant dans le bus ou le train alors qu’on était même pas descendu et qu’on ne savait pas où aller. Il y a une espèce d’impolitesse (je trouve que c’est un manque de savoir vivre mais ce n’est pas ma culture non plus…) qui est insupportable surtout quand on est crevé après des heures dans un bus inconfortable. On devient irritable et intolérant immédiatement.

Ce qui te manquera?

Edji : le King-Fish qui était très bon !

Séb : comme tous les ans : se balader, changer de ville tous les 3 jours.

Maï-Ly : les rencontres avec les gens, le changement permanent d’endroit, la découverte… et aussi le fait de se laisser vivre complètement pendant tout ce temps: fringues n’importe quoi, pas de maquillage, la vie en tongs, les singes et les parottas achetés au bord de la route. Même les chambres roots me manqueraient presque, même si je suis quand même contente d’avoir retrouvé mon lit !

Ce qui ne te manquera pas?

Edji : les indiens qui te crient dessus pour aller dans leur boutique ou ceux qui te prennent en photo.

Séb : les chambres cheap et les «agressions» des vendeurs dans les bazaars.

Maï-Ly : les indiens mateurs, les agressions de 90% des vendeurs, ceux qui n’ont pas compris que le harcèlement n’était pas une bonne technique de vente. La chaleur torride ne me manquera pas non plus… c’est principalement ce qui me fatiguait en fait.

La nourriture indienne, finalement, c’est comment?

Edji : j’aime tout, surtout le poulet tandoori et tikka et le King Fish. Les naans sont aussi super bons même si c’est tout simple.

Séb : j’ai super bien aimé cette année ! J’ai enfin compris ce qui n’allait pas dans la nourriture indienne, et du coup, à part 3 ou 4 repas bof bof, c’était bien.

Maï-Ly : bien mieux que l’an dernier où je rêvais de nourriture tellement je trouvais tout pas bon! J’ai trouvé ce que j’aimais, je me suis régalée à quasiment tous les repas. Après, il est vrai aussi que j’ai évité tous les plats en sauce que je trouve si gras et indigestes (les curry) et les thalis… la nourriture vraiment indienne donc, puisque tout est en sauce tout de même…

Et les gens, ils sont comment?

Edji : il y a des indiens qui sont très énervants, par exemple les vendeurs qui te sautent dessus, qui te regarde ou qui restent derrière toi quand tu regardes des choses.

Séb : comme l’an dernier : les gens dans l’ensemble ils n’en ont qu’après notre argent. Du coup, j’ai eu un peu tendance à m’énerver vite cette année. Puis à essayer d’en rire avec les vendeurs et finalement ça passait bien.

Maï-Ly : je pensais que le sud serait vraiment différent du nord, et ça l’est en partie dans la mesure où ce n’est pas autant musulman. Le fait de voyager avec Edji, c’était aussi un peu différent, même si je m’énervais souvent contre les hommes qui le touchaient ou lui pinçaient la joue ou le bras, je ne sais pas pourquoi ils faisaient ça, mais c’était pénible pour lui d’autant plus que parfois ça lui faisait mal.

Les femmes sont quand même en minorité partout, c’est flippant. Et sinon, il y a plus de femmes minces dans le sud qu’au nord. Peut-être que dans le nord, comme elles n’ont le droit de rien faire à part rester à la maison, elles passent leur temps à manger…

Tu auras envie de revenir?

Edji : oui et non : oui parce que ce qu’on mange est très bon et non parce que je n’aime pas trop les vendeurs.

Séb : franchement non. Là je crois que j’ai fait le tour de ce que je voulais voir en Inde, donc pour moi (à part peut-être dans 15 ans…) l’Inde c’est fini… et puis il y a plein d’autres pays que j’ai beaucoup plus envie d’aller visiter.

Maï-Ly : bien sûr que j’ai envie de revenir. Je serais bien restée une semaine ou même 4 mois de plus si j’avais pu! A me balader ou même à être bénévole dans un dispensaire ou je ne sais pas où, comme cette anglaise croisée dans un bus qui revenait de Calcutta et qui avait passé 3 mois à travailler pour une association dans un orphelinat. J’aurais vraiment aimé faire ça. (Séb, lui, est horrifié par cette idée!)

Je voudrais retourner à Hampi, Varanasi, Udaipur, et aller découvrir l’Orissa, cette région dans l’est. Oui il y a plein de côtés pénibles dans ce pays, mais je trouve cela néanmoins fascinant. J’ai comme Séb, envie d’aller voir autre chose, mais j’espère retourner en Inde rapidement quand même Pas quand je serai toute vieille et pourrie quoi.

Alors en résumé, ces vacances?

Edji : ces vacances étaient très bien, j’ai vu des animaux que je n’avais jamais vus avant, j’ai découvert comment poussaient des épices et des fruits que je ne connaissais pas. Mais en Inde, il y a beaucoup de gens pauvres avec des maladies bizarres…

Séb : bien mieux que l’an dernier, mais j’accroche définitivement pas avec le côté spirituel du voyage en Inde. Du coup, à part les jolis paysages, ce qui ne me manquera pas dans ce pays, ce sont les mecs de 15-30 ans qui te croisent dans la rue avec un regard vide, la bouche entre ouverte et qui sortent leur portable pour te prendre en photo. Ya eu trop de fois où j’ai eu l’impression de me promener dans un HP géant avec des patients sous Valium en liberté.

Maï-Ly : j’ai aimé et je suis revenue plus «reposée» que l’an dernier,  peut-être dû au fait que j’ai été moins «choquée» parce que je savais ce qui nous attendais, ou que les endroits choisis étaient aussi moins fatigants… je ne cherche pas dans le voyage en Inde une quelconque spiritualité ou une quête de quoi que ce soit… je suis bien trop loin de tout ça… simplement, le fait de se trouver au milieu de gens qui sont aussi différents de soi, je trouve que c’est une expérience très enrichissante, même toutes les fois où c’est difficile, parfois même insoutenable. Et c’est souvent difficile en effet… mais justement parce que nous avons finalement des vies très faciles peut-être…

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Merci à tous d’avoir suivi notre voyage via ce blog. Je ne sais pas dans quel pays nous serons la prochaine fois, il y aura certainement d’autres carnets de voyages…

A bientôt tout le monde !